Chapitre 4

                                


                                                               CHAPITRE 4


Harry
 

MERDE ALORS !
Je peux presque entendre les questions que mes intrépides jeunes journalistes meurent d'envie de me poser, mais je les distrais avec de vagues menaces au sujet de la signature de leurs articles s'ils ne s'attellent pas à la tâche pour me mettre ce foutu papier sous presse dans les délais, tapotant impatiemment ma montre et murmurant à propos des échéances difficiles. Les regards que je vois sur quelques-uns de leurs visages me disent que je ne trompe personne, mais ils  m'accordent le minimum de respect auquel mon statut d'éducateur me donne droit et se remettent au travail. Je donne cinq minutes avant que l'un d'eux me demande si ce mec mature et sexy est mon petit ami.
 

Le nombre de manières différentes dont j'ai rêvé de revoir Louis tomlinson est embarrassant. Au début, durant les premières semaines après qu'il se soit tenu là, aussi muet qu'un film de charlie chaplin pendant que ses potes gloussaient sur un tableau érotique m'impliquant en train de me faire prendre de toutes les façons imaginables par Micheal B Jordan, j'ai imaginé Louis jetant des cailloux contre ma fenêtre et moi escaladant la  façade pour sortir et courir me jeter dans ses bras. Il me disait qu'il avait changé d'avis et qu'il était désolé que cela lui ait pris si longtemps. Il m'invitait moi au cinéma, me disait qu'il voulait me faire rencontrer ses parents. Il prenait mon visage dans ses mains et m'embrassait, juste là, sur la pelouse devant la maison, et... Il est possible que j'aie regardé trop de films de Steven Spielberg.


L'été qui suivit ma première année d'université, j'ai travaillé pour le stand de crèmes glacées de mon oncle. Le salaire était merdique, mais les avantages inversement proportionnels : un job stable et toute la glace que je pouvais manger. Je me suis goinfré de tout, de la pâte à biscuits aux pépites de chocolat en passant par le sorbet à l'orange. Le soir, après le travail, je nageais dans la piscine extérieure de Caswell, longueur après longueur, en regardant le fond de la piscine pendant les longueurs en nage libre et le ciel étoilé quand je revenais en dos crawlé. Je tenais de longues conversations avec Louis dans ma tête, et je pouvais presque le voir hocher la tête alors qu'il décidait que j'avais raison, que j'avais eu raison sur toute la ligne.
Certaines personnes fantasment de pouvoir se faire quelqu'un ; moi, je fantasme que les gens me disent que j'ai raison. Choisissez ici votre 'pokerface ' préféré.

J'ai échangé la natation contre des heures et des heures dans la salle de sport de l'université à lever des poids. L'entraîneur prévoyait d'ajouter une épreuve de quatre nages individuelles pour ma compétition de sélection de deuxième année, et j'avais besoin de développer la force de mes épaules pour la nage papillon. Ma mère me grillait des steaks pour le dîner presque tous les soirs, en disant que j'avais besoin de protéines.

J'ai grandi de dix centimètres entre mai et août.
Si mes parents savaient que j'étais seul, ils n'ont jamais rien dit à ce sujet. Ils ont juste continué à me nourrir.
Finalement, la routine atteignit son but, et je commençai à vivre dans le présent au lieu de me rappeler le passé ou d'inventer l'avenir. Donc, ça fait probablement presque une décennie depuis que j'ai imaginé une conversation entière avec Louis Tomlinson. Il est bon de savoir que, dans le feu de l'instant, dans la précipitation surprise de le revoir, j'ai réussi à enchaîner quelques phrases cohérentes. Je pense que je lui ai même proposé de sortir, non ? Est-ce que cela y ressemblait pour des yeux extérieurs ? J'ai opté pour la nonchalance

alors que ce que je voulais vraiment faire, c'était l'enrouler autour de moi comme un manteau et l'avoir pour le reste de la journée mais tant d'années ont passé depuis l'époque où je devais dire des choses alors que j'en ressentais d'autres, que je n'ai aucune idée de la façon dont je m'en suis tiré. Je suppose que nous verrons quand il se montrera.
S'il se montre.

___________________________________________________________________________________________


Louis

HARRY M'ATTEND devant le Rocky, les mains dans les poches de son slim noir en se balançant d'un pied sur l'autre, comme il avait l'habitude de le faire. Certaines choses ont changé, mais certaines autres sont restées les mêmes. Quand il me voit, il sourit, et c'est familier ça aussi. Puis il tire les mains de ses poches, pour m'atteindre, et instinctivement j'ai un mouvement de recul, regardant autour de moi pour voir si quelqu'un nous observe.

C'était la mauvaise chose à faire ; je le comprends presque immédiatement. Harry fait un pas en arrière, lève ses bras vides, et noue les doigts derrière sa tête, s'appuyant dans ses mains.
Tu es vraiment exactement le même, n'est-ce pas ? demande-t-il en se détournant, la voix basse, en colère. Tu n'as pas changé d'un pouce.

Avant de pouvoir changer d'avis ou même de questionner la sagesse de mon esprit, j'ai raccourci l'espace entre nous et l'ai tourné vers moi par le pli de son coude. Puis, je me retrouve en train de glisser les bras autour de son dos, juste assez longtemps pour sentir le nouvel étirement de ses muscles, son ampleur inattendue, surpris à nouveau de le trouver si grand. Je l'étreins, sans doute trop fortement, et le laisse aller avant qu'il ne puisse suffisamment démêler ses doigts pour me toucher.

Tu as raison, lui dis-je. Et tu as tort.

Il est toujours en colère, et pire encore, méfiant.
Allez viens, prenons une bière. Je paye, dis-je.
Je me tourne vers la porte et regarde en arrière pour voir s'il va suivre. Il laisse retomber ses bras, hésite, puis hausse les épaules et se dirige vers moi.
Bien sûr que tu payes. Cette veste m'a coûté un salaire entier,
dit-il en me dépassant.

Oui, c'est mieux. C'est le Harry que je connais.
L'endroit est bondé, bruyant. Plus actif que dans mon souvenir. Je jette un rapide coup d'½il sur la clientèle, mais la plupart des gens ne me regardent pas. Ils regardent Harry, et alors je peux voir ce qu'ils voient : un homme grand, beau et sûr de lui. Pas étonnant qu'ils le regardent.
Le barman connaît manifestement bien Harry, parce qu'il y a une bouteille de bière décapsulée  Corona à ce qu'il semble – qui l'attend avant même qu'il n'atteigne le bar. Il lève la bouteille en signe de remerciement, puis fait un geste dans ma direction et dit :
Matt, tu te souviens de Louis Tomlinson? Deux années au-dessus de moi ?

Matt est petit, rond, et il a probablement autour de la cinquantaine, au moins. Je pense que c'est un Young, bien que son nez ait un penchant du côté des Dane. Il me détaille, plisse les yeux, et dit :
Tu courais, non ?
Je cours toujours, je lui réponds en me penchant pour lui serrer la main.
En ville pour la réunion ? me demande-t-il, et je hoche la tête alors même que je la tourne pour  voir si je reconnais des visages dans la foule.
Harry voit clairement dans mon jeu. Au moment où je finis de parcourir les visages, il tient une bière dans sa main pour moi, et il se penche, s'approchant suffisamment pour que je puisse l'entendre dire :
Matt dit que la terrasse est plus tranquille.
Je glisse un billet de dix dollars sur le comptoir et dis 'Merci' en réponse au 'Bienvenue à la maison' de Matt.

Ensuite, nous retournons dehors, où c'est effectivement plus calme et proportionnellement plus sombre. Je me demande combien de fois Harry a emmené des hommes ici, combien de fois 'plus tranquille' a signifié 'plus intime'. Oui, je comprends parfaitement que j'ai renoncé à toute prétention de jalousie dix ans plus tôt. La terrasse s'étend depuis l'avant jusque sur le côté du bâtiment, et je suppose que pendant l'été elle se remplie des débordements de l'intérieur. Aujourd'hui, il n'y a que quelques tables rondes et des chaises empilées dans un coin, avec des parasols moisis penchant tristement contre elles. Nous avons l'espace pour nous. Je suppose que la plupart des gens n'apprécient pas de s'asseoir dehors durant une fraîche nuit d'octobre J'aime plutôt ça.
 
 Harry arrange deux chaises autour d'une table, puis se laisse tomber sur l'une d'elles avec un soupir et se met à parler. Rien de personnel, pas de questions, juste une mise à jour sur Danesboro d'aujourd'hui . Je me souviens de certains noms qu'il mentionne. Il me dit que son ami zayn et Gigi se sont mariés en 2017 et ont eu des Jumeaux qui feront indubitablement des ravages dès qu'ils apprendront à marcher. Je me rappelle vaguement Gigi : grande, mince, cheveux blond Zayn, je ne m'en souviens pas du tout. La naissance des Jumeaux a apparemment mis fin à une querelle qui durait depuis des décennies entre leurs deux familles, et maintenant ils font des barbecues ensemble les troisièmes dimanches de chaque mois.

Je ne connais que quelques-uns des noms qu'il cite  je n'ai jamais prêté beaucoup d'attention aux étudiants de première année, mais ça ne me dérange pas. C'est bon d'entendre sa voix, et j'essaie de participer à maintenir la conversation. Quand il y a une brève accalmie, je bégaie une question qui n'a cessé de me tourmenter depuis que je l'ai vu à Grand Hall cet après-midi.

Y a-t-il eu des problèmes avec le fait que tu sois .. je veux dire, tu sais, prof et gay ?

 Il m'adresse un sourire amusé pour mon phrasé maladroit.

Le Doyen Maxwell ne m'aurait peut-être pas embauché, mais il a pris sa retraite alors que je travaillais sur ma thèse, et quand j'ai postulé pour un emploi, le nouveau Doyen, Arch Bellamy, l'avait remplacé. Disons simplement qu'il a une vision plus évoluée.

Ça tombait bien, dis-je.
Quelle différence en dix ans : je ne me souviens d'aucune université ouvertement gay à l'époque où nous étions étudiants.
Ouais. Il est également possible qu'il y ait eu un peu de népotisme au travail, poursuit-il. Mon père a pris sa retraite à peu près à la même époque, et je pense qu'il a fait circuler quelques recommandations pour moi en partant.
Où as-tu obtenu ta maîtrise ? Je lui demande.

Il sourit largement.

Easy U

Cela me fait rire, ce qui je pense était son intention. Quand vous allez dans une petite école dans une petite ville, il est difficile de se sentir supérieur, mais nous nous moquions toujours des gamins de Danesboro qui finissaient à l'Université d'East Carolina à Greenville  ECU, plus connu sous le nom d'Easy U. J'ai entendu dire que c'était un peu plus difficile d'y entrer  et d'en sortir  maintenant, et je sais qu'il fait un effort pour maintenir une conversation légère
.
Je laisse sa voix me détendre. La Corona aide aussi, je ne peux pas le nier. Bientôt, je finis même par arrêter de lever les yeux à chaque bruit de pas. Les clients vont et viennent, juste dans notre champ de vision. Un couple lève la main vers Harry, et il lève la sienne en retour.

Donc, tu es heureux ici, dis-je finalement, interrompant une histoire à propos de l'inauguration de la nouvelle salle de spectacle.

Il prend une autre gorgée de bière.

 — Ouais, c'est ce que je dirais.
Il me regarde. Nous ne sommes pas directement assis sous la faible lumière de la terrasse, donc son visage est principalement constitué de plats et d'ombres.

Et toi ? me demande-t-il.

Je veux regarder ailleurs, mais je ne le fais pas. Je suis venu ici pour découvrir certaines choses, et il n'y a pas de moyen facile de le faire.

Non, dis-je si doucement qu'il se penche en avant. Je ne dirais pas ça.
Son visage accroche plus de lumière à mesure qu'il s'approche,  et je suis frappé de voir combien il est beau.

Tu avais raison, avant, dis-je en avalant la dernière gorgée de ma bière.
Je pose la bouteille sur la table et me penche-moi aussi en avant.

Je n'ai pas beaucoup changé. Je suis toujours...
Seigneur, je ne peux même pas le dire. Je respire profondément. C'est calme. Il n'y a personne autour de nous. Si je ne peux pas lui dire, je ne le dirai jamais à personne. Je le sais.
Il incline la tête.

Quoi ? demande-t-il.

Sa colère du début s'est S'envolée, et la sympathie que je vois sur son visage fait fondre quelque chose en moi, fait se relâcher quelque chose
.
-Mort de peur, dis-je à la hâte. Je suis toujours mort de peur. Je suis... paralysé.
Ses sourcils se froncent.
Louis...
— Tout ce que je fais c'est travailler et courir.
Je ne peux pas arrêter maintenant que j'ai commencé.

Je... je ne sais pas quoi faire. Je suis seul tout le temps, et je n'ai pas...

 Il a sa main dehors maintenant, posée fermement sur mon bras, loin de la lumière, et il chuchote des sons.
— Tout va bien, dit-il, enveloppant sa main autour de mon bras, me tenant.

Je savais que ça ne serait pas facile, de lâcher prise sur certaines des choses que j'ai portées tout ce temps, mais je ne savais pas que cela me ferait physiquement mal. Ma poitrine semble contractée, ma gorge est douloureuse. Je passe la langue sur mes lèvres sèches et essaye de respirer.

Quelque chose doit changer, je murmure, et il hoche la tête, ses yeux fixés sur les miens, sa  main chaude, même à travers ma veste.
Des rires en provenance du bar rompent le charme. Il se renfonce dans sa chaise, enlevant sa main de mon bras, et je tremble un peu.
Les voix décroissent alors que les clients s'éloignent, et je me rends compte que nous sommes restés assis là un long moment. Le Rocky ferme toujours à une heure du matin, et il est presque l'heure maintenant.
 

La lumière sur la terrasse s'éteint brusquement, et nous sommes laissés dans l'obscurité avec seulement la lueur d'un lampadaire à proximité pour nous repérer. Matt apparaît au coin de la terrasse, puis s'arrête quand il nous voit.
Désolé, les gars, je passe juste pour les bouteilles vides.
Harry les ramasse et les lui apporte. Matt lui sourit, puis lève son menton vers moi.
Empilez juste les chaises quand vous partez, dit-il.
Bien sûr, Matt, répond Harry. Bonne nuit.
Et nous nous retrouvons seuls.
Il... sait, dis-je.
 

Je ne sais pas pourquoi je suis si surpris par ça, mais je le suis.
 — Ouais, dit Harry, se rasseyant et étendant ses jambes. C'est un bon gars.
Le calme s'installe. Je peux voir mon souffle maintenant, quand je parle, mais je ne fais aucun geste pour partir, et Harry non plus.
Il pense probablement...
Je ne peux toujours pas le prononcer, mais Harry sait ce que je veux dire.
Ça t'ennuie ? demande-t-il, sans me regarder.
Si je ne l'avais pas si bien connu, je n'aurais pas pu entendre combien il était à l'écoute de ma réponse.

 — Pas à l'instant, dis-je finalement.
Je suppose que c'était une assez bonne réponse, parce qu'il tourne la tête vers moi, laisse son regard errer sur moi.
Brusquement, la chaleur se faufile à travers mon corps, chassant le froid. Je glisse un peu au fond de ma chaise, essayant de soulager la pression soudaine de mon jean, et je sais qu'il voit ça aussi. Ma bouche s'assèche à nouveau, mais ça n'a plus rien à voir avec la peur maintenant. C'est l'excitation, pure et au grand jamais, simple. Je fais le geste de me pencher en avant, puis m'examine.
 Harry baisse le menton, lève les yeux vers moi.

Ton choix, Louis.
Cette voix, prononçant mon nom comme ça, semble m'agripper et me tirer vers l'avant, et puis je me retrouve hors de ma chaise, accroupi dans l'espace entre les jambes de Harry, enveloppant une main autour de sa nuque, le tirant vers le bas, et envoyant mon autre main droit sur son sexe.
Il est dur sous ma main, la chaleur insistante est évidente, même à travers son jean. Il est resté assis là pendant je ne sais combien de temps, assez longtemps pour que son jean soit chaud au toucher de l'extérieur. Assis là. Ayant envie de moi.
Après tout ce temps. Après ce que je lui ai fait. Il veut encore de moi.

Sa bouche écrase la mienne, conduite là par la pression de mon autre main sur son cou, et il laisse échapper un son léger et étouffé, pressant ses lèvres sur les miennes pendant une brève et douce seconde, puis s'écarte.

Louis, Louis, Seigneur, pas ici, gémit-il, se jetant en arrière, sa bouche disant non, mais ses hanches faisant leur propre plaidoyer véhément, pompant dans ma main.

 — Où, alors ? je lui demande en caressant sa nuque.
Il ferme les yeux, fait rouler sa tête contre ma main.
Oh, seigneur, je ne sais pas, dit-il.
Où est l'endroit le plus proche ?
Cela lui tire un frisson et il secoue la tête.
Ta voiture. Mon appartement. Je n'habite pas loin.
J'appuie plus fort entre ses jambes.
Je pense qu'il fait assez sombre à côté de la benne à ordures, halète-t-il.

 Étonnamment, cela me fait rire, puis il ouvre les yeux et se met à rire aussi.
Ma voiture, m'entends-je dire, et ensuite je me redresse de ma position accroupie, le laissant partir à regret, me demandant si j'aurais vraiment les couilles de le faire si je m'arrêtais pour y penser.
Il se lève aussi, puis se tient juste là, d'une hauteur idéale, et je ne peux m'empêcher de me pencher vers lui, embrassant sa bouche ouverte. Il a la saveur de la bière, mais au-dessous, il a le goût que je lui ai toujours connu. Je dévore sa bouche, soudain vorace. Seigneur, nous nous accordons maintenant ; c'est facile, si facile de se frotter contre lui, nos hanches au même niveau, nos aines se heurtant, s'attirant.
Il prend ma tête à deux mains, l'incline, et pousse sa langue dans ma bouche. Le tâtonnement dont je me souviens de nos premières tentatives a disparu. Il sait exactement ce qu'il fait  où toucher, jusqu'où et avec quelle force. Il est très, très bon à cela.

Je le repousse avant d'oublier complètement où nous sommes. Je dois détourner le regard de ses yeux étincelants, de sa bouche gonflée. Je frotte impatiemment mon entrejambe, puis l'entraîne vers ma voiture.
Je ne me laisse pas le temps de penser à tout ça. Je déverrouille simplement les portes et l'invite à s'installer. Ensuite, c'est mon tour, et la voiture démarre, et nous nous mettons en route. Il me dirige vers un endroit près du terrain de golf public, une route en terre battue qui mène à un petit bois qu'il doit avoir découvert depuis que j'ai quitté la ville ; sinon, nous l'aurions ajouté à notre liste. Ici, il n'y a que le clair de lune.

Je coupe le contact. Je jure que je peux entendre les battements de mon c½ur tambouriner dans ma poitrine. Je l'entends respirer rapidement par la bouche. Je me tourne vers lui pour le regarder, et c'est presque un étranger. Je concentre mon attention sur ses yeux, sa bouche, cherchant à nouveau des  signes familiers dans son visage qui ne l'est plus.

L'atmosphère entre nous semble chargée. Je suis assez près de lui maintenant pour le sentir, l'odeur de son excitation grisante dans l'espace confiné. Il déboucle sa ceinture de sécurité et le léger déclic fait tressauter mon sexe. Je défais la mienne aussi, et me tourne vers lui. Maintenant que nous sommes là, je voudrais que nous soyons allés à son appartement. Nous sommes deux hommes plutôt grands dans une BMW 328i, et il n'y a pas assez de place pour bouger, et encore moins pour enlever le moindre vêtement. Mais aller chez lui semble... je ne sais pas. Plus sérieux, en quelque sorte. Plus  réfléchi, moins spontané. J'ai honte d'admettre que je cherche toujours des excuses.

Il attend que je décide ; je sais qu'il attend. Si je démarre la voiture et le ramène en ville, il ne sera pas surpris. Je pense qu'il s'attend probablement à ça, même si son corps me dit qu'il espère que cela n'arrivera pas. Il me force à choisir.

-Ton choix, Louis.

_____________________________________________________________________

ENFIN voila le Quatrième Chapitre 
N'hésite pas a laisser votre avis ♥
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Bisous Bisous



  

Tags : Quatrième chapitre ♥ - Larry Stylinson. ♥

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Comments :

  • heyfifou

    20/05/2016

    J adore j adore j adore
    Je suis surprise harry a pas du tout oublié louis et semble même pas réellement lui en vouloir
    Bon bah niveau désir y a rien qui a disparu c😂

  • Other-ChanceLarry

    11/05/2016

    one-direction-forever1D1 wrote: "Eh oui, ton choix Louis ! Et Moi tu sais quel est mon choix ? Celui de te tuer !!! C'est injuste, cruel et inhumain de s'arrêter là ! De couper l'action alors qu'elle était des plus...passionnante ? ^^
    Bon plus sérieusement j'ai adoré ce chapitre ! Je ne m'attendais pas à ce que le Larry arrive aussi vite, je m'attendais à plus de réticence de la part de l'un et l'autre mais finalement je suis ravie que ça ait tourné comme ça xD J'ai vraiment cru que Louis allait lui faire une gâterie en pleine terrasse xD Ok on se calme ! Non mais vraiment, la voiture c'est une mauvaise idée, on en ressort jamais en entier ^^ Le mieux aurait été l'appartement d'Harry mais apparemment monsieur Louis à la maladie de la peur de l'engagement, bon on ne peut pas lui en vouloir, surtout après tout ce qu'il s'est passé entre eux mais quand même ! Sinon vraiment ce chapitre était vraiment super même si j'aurais voulu la suite ! ^^ D'ailleurs vivement qu'elle arrive ;) Bisous et bonne continuation ♥
    "

    hey :)
    Merci D'avoir laissée Un commentaire ^^
    sa fait très Plaisir :D
    la suite Arrive dans la soirée , Désoler du Retard ..
    -Bisous

  • one-direction-forever1D1

    06/05/2016

    Eh oui, ton choix Louis ! Et Moi tu sais quel est mon choix ? Celui de te tuer !!! C'est injuste, cruel et inhumain de s'arrêter là ! De couper l'action alors qu'elle était des plus...passionnante ? ^^
    Bon plus sérieusement j'ai adoré ce chapitre ! Je ne m'attendais pas à ce que le Larry arrive aussi vite, je m'attendais à plus de réticence de la part de l'un et l'autre mais finalement je suis ravie que ça ait tourné comme ça xD J'ai vraiment cru que Louis allait lui faire une gâterie en pleine terrasse xD Ok on se calme ! Non mais vraiment, la voiture c'est une mauvaise idée, on en ressort jamais en entier ^^ Le mieux aurait été l'appartement d'Harry mais apparemment monsieur Louis à la maladie de la peur de l'engagement, bon on ne peut pas lui en vouloir, surtout après tout ce qu'il s'est passé entre eux mais quand même ! Sinon vraiment ce chapitre était vraiment super même si j'aurais voulu la suite ! ^^ D'ailleurs vivement qu'elle arrive ;) Bisous et bonne continuation ♥

  • Other-ChanceLarry

    30/04/2016

    Arya159 wrote: "Hey'!!!
    J'ai lu et j'aime bien. Complètement irréfléchi mais on pourrait penser qu'au fond ils savaient très bien que ça arriverait. Qu'ils l'espéraient.
    Personnellement même si, comme tout le monde, j'aimerais qu'il saute le pas, je trouve qu'ils iraient un peu trop vite. Que ça les bloquerait pour la suite. Qu'ils regrettent. J'ai peur de ça.
    Très bon PDV.
    XX
    "

    merci pour ton commentaire ^^
    j’espère que la suite te plaira
    Bisous Xxx

  • Other-ChanceLarry

    30/04/2016

    Laura-Directioner-31 wrote: "Coucou, j'adore ton chapitre, il est excellent :)
    Harry et Louis sont juste trop mignon!!
    Il me tardais leur retrouvaille :)
    Vivement la suite xx
    "

    hey merci d'avoir laissée un commentaire ^^
    j’espère que la suite te plaira
    Bisous Xxx

  • Other-ChanceLarry

    30/04/2016

    Mzelle-Evaa wrote: "Coucou :) j'espère que tu vas bien! Ton chapitre est tres bien ;) j'adore la personnalité de louis, voir à quel point il est tout le temps stressé par l'environnement et le regard des autres. Et j'adore les moments Larry donc j'ai hate d'avoir la suite pour voir si il va se laisser aller :) bisous xxx"

    merci pour ton d'avoir laissée un commentaire
    Bisous Xxx

  • Arya159

    30/04/2016

    Hey'!!!
    J'ai lu et j'aime bien. Complètement irréfléchi mais on pourrait penser qu'au fond ils savaient très bien que ça arriverait. Qu'ils l'espéraient.
    Personnellement même si, comme tout le monde, j'aimerais qu'il saute le pas, je trouve qu'ils iraient un peu trop vite. Que ça les bloquerait pour la suite. Qu'ils regrettent. J'ai peur de ça.
    Très bon PDV.
    XX

  • Visiteur

    29/04/2016

    J'ai hâte de voir la suite ❤

  • Laura-Directioner-31

    28/04/2016

    Coucou, j'adore ton chapitre, il est excellent :)
    Harry et Louis sont juste trop mignon!!
    Il me tardais leur retrouvaille :)
    Vivement la suite xx

  • Mzelle-Evaa

    28/04/2016

    Coucou :) j'espère que tu vas bien! Ton chapitre est tres bien ;) j'adore la personnalité de louis, voir à quel point il est tout le temps stressé par l'environnement et le regard des autres. Et j'adore les moments Larry donc j'ai hate d'avoir la suite pour voir si il va se laisser aller :) bisous xxx

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