Chapitre 2


CHAPITRE 2


Harry


FOUTAISES.
Écoutez, désolé de vous interrompre là, mais ce n'est pas comme ça que cela s'est passé. Je veux dire, oui, les faits essentiels  sont tous là dans le bon ordre, mais regardez la formulation qu'il utilise, le côté dramatique employé ici. Je suppose que si vous vouliez faire un saut dans le passé et le tourner de cette façon, vous pourriez. C'est ce que Louis a fait, manifestement. C'est juste que... je ne me souviens pas que cet épisode ait été aussi empreint de tourments. Vous voulez entendre ma version de l'histoire ?

Tout commença...
Attendez une seconde, je dois remonter un peu plus loin, parce que le contexte est important, et Danesboro – et l'Université de Caswell en particulier  ajoute une cargaison entière au contexte.
Vous avez entendu parler des États bleus et des États rouges, n'est-ce pas ? Eh bien, nous plaisantons que le seul bleu dans le 'Vieil État du Nord' est le Carolina Blue pour les Tarheels  et le Duke Blue pour cette autre équipe. Mais ce n'est pas tout à fait vrai 
nous avons des nuances de bleu, principalement là où se trouvent les grandes universités. Et puis, nous avons de grands et larges pans de rouge, là où se trouvent les églises surtout protestantes à chaque coin de rue, renouveau de mâts poussant comme des pissenlits au printemps, et vous trouverez beaucoup de noms de famille identiques dans les annuaires téléphoniques, car la plupart des habitants sont tous plus ou moins apparentés les uns aux autres.

Danesboro n'est pas une si grande ville, du moins pas géographiquement. Mais suffisamment pour subvenir aux besoins de l'Université de Caswell, du nom de Jonas Caswell, qui arriva d'Écosse dans les années 1800, construisit une usine d'engrais, et engendra quatorze enfants  sept avec une femme, sept avec une autre après l'épuisement de la première. Il se retournerait dans sa tombe si quelqu'un venait à dire de lui qu'il était un philanthrope.

La vérité, c'est qu'il donna de l'argent pour lancer l'université afin de s'assurer que l'usine n'ait pas seulement toujours des travailleurs de première main  qui avaient à peine besoin d'une éducation supérieure – mais aussi des gestionnaires qui perpétueraient son travail éthique. Non pas qu'il aurait formulé la chose de cette façon, mais c'était son intention. Oh, et il voulait que ses quatorze enfants restent là, à Danesboro, et pas qu'ils aillent se balader à Charlotte ou Raleigh ou l'une de ces autres citadelles du péché et de débauche.

J'y vais probablement un peu fort sur l'Oncle Jonas. Oui, je suis un Cox du côté de ma mère. À Danesboro nous comptons beaucoup de Cox et de Horan, Styles, Wright, payne, et Tomlinson, eh oui, un Louis Tolinson,

La vie d'une petite ville peut être difficile pour les gens qui sont... disons différents. Si vous êtes un jeune homme, par exemple, qui atteint l'âge de quatorze ans et se réveille un matin gonflé de testostérone, et que vous réalisez que vous n'en avez rien à faire des filles que vous êtes censé remarquer à l'école et qu'à la place vous passez autant de temps que possible à observer votre personne idéale, plus âgée, qui s'avère être un mec, eh bien, c'est un problème. Alors que j'aurais dû étudier l'algèbre, l'économie mondiale et l'anglais, je mémorisais à la place l'emploi du temps des cours de Louis Tolinson et réussissais à me trouver là où j'aurais la possibilité de le voir plusieurs fois par jour. Oui, je l'ai peut-être un peu traqué, d'une façon assez puérile.

Puis il obtint son diplôme et alla à l'université, de l'autre côté de la ville, mais qui aurait tout aussi bien pu se trouver sur la lune. Alors je me suis mis sérieusement au travail et j'ai appris tous ces trucs de facteur X
Je donne à mes parents tout le crédit qu'ils méritent pour avoir bien accepté mon coming-out. Vous avez vu les histoires, vous connaissez les statistiques. La vie n'est pas facile pour les enfants homosexuels, et certains
d'entre eux ne s'en sortent pas. Moi si. Je l'ai fait. Mais je n'aurais pas pu le faire tout seul.

- Maman, je crois que je suis gay, lui ai-je dit au petit déjeuner,

 
le matin suivant la remise de mon diplôme d'études secondaires.
La nuit précédente, pour cette occasion, j'étais allé à la fête qui avait lieu au parc d'attractions de Charlotte, le Carowinds, et je m'étais effondré à la maison vers quatre heures du matin, en portant toujours mes vêtements. Je rampai hors du lit quatre heures plus tard et me traînai vers le comptoir de la cuisine, espérant qu'il puisse y avoir là une gaufre sèche pour moi. Peut-être que ce fut la fatigue qui parla, mais je n'en pouvais finalement plus de tout garder pour moi. Je savais depuis, quoi, quatre ans que j'étais homosexuel à cent pour cent, de sorte que le 'je crois ' fut principalement conçu pour adoucir le choc pour ma pauvre maman.

Je décidai de commencer avec elle parce qu'elle était celle dont je m'inquiétais le plus. Mon père est l'homme le plus facile à vivre que je connaisse. Je pense que cela est dû au fait qu'il enseigne l'histoire à la fac depuis vingt ans  il est large d'esprit, possède une perspective unique, et cela semble le rendre plus serein vis-à-vis des emmerdes du quotidien que la plupart des gens. Il serait facile à convaincre ; maman, je n'en étais pas aussi sûr.
Elle prit son temps pour répondre, dosant avec soin le café dans la machine et le regardant commencer à s'écouler dans le pot.

-Qu'est-ce qui te fait penser ça ? Demanda-t-elle


une fois que le café fut passé, son odeur de guimauve brûlée emplissant la cuisine. Je pouvais voir sa main trembler légèrement alors qu'elle se versait une tasse.
Hum, dis-je. Eh bien... euh...

Bon, j'ai dit que j'étais fatigué ; je n'avais pas beaucoup réfléchi au-delà de la déclaration initiale.

- Je n'aime pas les filles. Je veux dire, je ne les aime pas, dis-je, après une autre minute embarrassante.
Est-ce que je me débrouillais bien avec les mots ou non ?

- Y a-t-il quelqu'un de spécial que tu aimes ? demanda-t-elle en posant sa tasse sur le comptoir, l'éclaboussant d'un petit peu de café. Elle semblait s'armer d'un peu de courage.

Un garçon, je veux dire ?
La question à un million de dollars.
Oui, il y a un garçon que j'aime. Mais il est hétéro, et il est à l'université, et je ne lui ai même jamais parlé, donc ce n'est pas à  propos de ça. À propos de lui. C'est à propos de moi.

Nous étions tous les deux aussi rouges que des betteraves à ce moment-là. Que Dieu m'aide si elle décidait qu'elle devait entamer 'La Discussion' à nouveau, cette fois à propos de l'utilisation de lubrifiant – qui ne soit pas à base d'huile – avec des préservatifs et de l'importance tactique de la prostate.
Eh bien... c'est..., dit-elle.
Comme vous pouvez le constater, j'ai hérité mes talents oratoires de ma mère. Elle s'éclaircit la gorge, puis reprit.

Je suis désolée. C'est dommage.
Avant que mon c½ur ne puisse s'écraser à mes pieds, elle continua de parler tout en essuyant le café renversé avec une serviette en papier.
S'il ne ressent pas la même chose, c'est dommage. Il rate quelque chose.

Vous voyez ce que je veux dire à propos du crédit que j'accorde à mes parents ? Il s'agissait de ça pour Maman. Papa, d'un autre côté, fut celui qui bégaya les explications à travers une présentation clinique des complexités potentielles du sexe anal en me les exposant avec des préservatifs et du lubrifiant qu'il avait dû acheter au Walmart d'Asheboro, parce que pour rien au monde il ne serait allé à la pharmacie des payne pour les obtenir. Et, ouais, il le savait depuis un moment, m'avoua-t-il plus tard, et avait attendu que je prenne les devants sur le sujet.

J'aime mes parents.
Si ma mère eut des problèmes avec ses amies cet été-là, je ne le sus jamais. Si les collègues de papa à Caswell lui lancèrent des regards douteux, il ne m'en parla jamais. J'ai dit à mes copains de lycée que j'étais gay, mais la plupart d'entre eux s'en allèrent dans d'autres universités de sorte que cette partie fut en fait assez facile nous suivions tous nos propres voies. Avec la bénédiction de mes parents et leur soutien inconditionnel, je suis allé à l'Université de Caswell ce mois d'août là en tant qu'étudiant de première année  ouvertement gay. Certainement pas le premier étudiant gay de l'école, mais peut-être le premier n'ayant pas la volonté de le nier. J'allais changer le monde, ou du moins notre petit coin de celui-ci.
J'avais de grands projets, je voulais mettre en place une Alliance Gay-Hétéro, je voulais offrir mes services comme DJ pour des soirées étudiantes et passer plein de Shakira et ColdPlay. Si je voulais porter de l'eye-liner, eh bien par Dieu, je porterais de l'eye-liner. Si je voulais tenir la main du garçon mythique de mes rêves, j'étais sacrément prêt à le faire.

C'est alors que je suis sorti de Grand Hall ce matin-là, levé les yeux, et aperçu l'arrière de la tête de Louis Tomlinson. Je la connaissais mieux que la mienne. Dieu savait que je l'avais assez observée pour ça. Presque comme s'il avait pu sentir mon regard laser balayer l'arrière de sa magnifique tête, il se retourna et regarda droit vers moi.

Dans toute ma gloire maladroite, je me suis dirigé vers lui et me suis présenté. Il était encore mieux que dans mon souvenir. Il avait toujours eu de superbes cheveux Bruns se mouvant en Mèche épaisse. Cela n'avait pas changé. Je voulais enfouir mes  doigts dedans. À la place, je lui ai tendu la main pour qu'il la serre, aussi sûr de moi que je l'étais toujours. Faisant totalement semblant, en d'autres termes. Vous voyez, c'est la partie où je pense que Louis avait tort. Il pensait que j'avais toujours eu cette confiance, alors qu'en réalité, c'est lui qui me l'a donnée.

Je l'avais désiré pendant si longtemps – près d'un tiers de ma vie consciente. Et maintenant, quatre ans plus tard, alors que je le  regardais, il me regardait lui aussi. Il me serra la main, me parla. Il me demanda si je voulais le retrouver à l'Atrium pour le déjeuner afin d'avoir quelqu'un avec qui m'asseoir. Il ne vous a pas raconté cette partie, n'est-ce pas ?

Eh bien, c'est ce qu'il a fait. Il m'a pris directement sous son aile d'un mètre soixante douze et m'a présenté à quelques-uns de ses copains. Et alors, ses branleurs d'amis,
les futurs ouvriers de l'usine d'engrais, lui dirent que j'étais gay, juste-là par-dessus les plateaux du déjeuner. L'un d'entre eux, je ne me souviens pas si c'était Oli ou Calvin  honnêtement, ce sont des  noms affreux, mais c'est comme ça que tout le monde les appelait  annonça que sa mère l'avait entendu de Ashley jungwirth, qui jouait au tennis avec trisha malik, qui était la coprésidente du Cercle des Femmes Presbytériennes... avec ma mère.

Je l'ai avoué. Je m'étais tu pendant quatre longues années de lycée, mais c'était fini tout ça.

Ouaip, c'est vrai, dis-je.

Je m'assis bien droit sur ma chaise et frappai légèrement sur la table, parce que j'étais sur le campus depuis seulement quatre heures et je n'allais certainement pas faire marche arrière pour mon tout premier jour.
Je suis gay.

Ce fut la dernière fois que je déjeunai avec oli et calvin. Louis réussit à venir à bout de son sandwich, sans empressement, mais je n'ai plus jamais déjeuné avec lui non plus.
   -

 < Hé, vous saviez qu'en vous aventurant par ici cela ne se déroulerait pas en douceur, pas vrai ? Et pour mes plans de changer le monde, me demanderez-vous ? Quand j'ai dit 'Alliance Gay-Hétéro', vous ne vous doutiez pas que cela voulait dire baiser en secret avec un mec hétéro, mon engagement envers l'extériorisation fondant en une flaque d'amour. Mais ne vous inquiétez pas. Ça va s'arranger. >

Parce que même si les Wright et les rodgers ont élevé des générations d'enfants à l'esprit étroit et de bigots ouvertement hostiles, les Tomlinson n'étaient pas aussi enferrés dans le Paléolithique. Quand nous  passions l'un l'autre dans la cour, Louis me saluait toujours.

Il ne m'écartait jamais de son chemin comme quelques-uns des dernières années le faisaient. Lorsqu'une fois j'ai oublié mon livre de biologie dans le vestiaire des hommes après l'entraînement de natation, il est venu me trouver en classe pour me le rendre. Je crois qu'on pourrait dire qu'il était civil.

Quand j'y repense, je comprends que c'était sa façon de faire un pied de nez à ses pairs. C'était son propre petit pas, être sympa avec le garçon gay. Je m'imprégnais de chaque minute de l'attention qu'il  m'accordait et autrement je l'observais de loin, comme je l'avais toujours fait.

C'était familier, confortable même, d'apprendre ses habitudes et ses tics. Je l'étudiais comme un livre,
avec un degré d'objectivité que j'ai plus tard attribué purement et simplement au manque de connaissance intime que j'avais de lui, ce qui pourrait expliquer pourquoi, quand il est finalement venu vers moi dans le vestiaire des hommes  moi en retard à cause de la natation, lui arrivant en avance pour l'entraînement de course,  plongés comme nous l'étions dans  nos mondes résonnants de solitude, j'étais plus choqué qu'autre chose.
Il me toucha l'épaule, nue parce que je venais de sortir de la douche et d'enfiler un jean et que je n'avais pas encore mis de tee-shirt. Quand je me suis retourné pour le regarder, il s'est penché et m'a embrassé. Je me souviens que son souffle était chaud et erratique. Il avait le goût du chewing-gum à la cannelle et ses lèvres étaient gercées. Je me souviens d'avoir renversé la tête en arrière, de m'être cogné contre mon casier, et de la façon dont il avala mon halètement de surprise. Je vois la scène en photos dans ma tête. Pas une vidéo, des instantanés.

Nous avons fini par baiser tout habillé  sans pour autant aller jusqu'au bout  contre le mur derrière les douches. Je me souviens très bien de l'urgence de ses hanches poussant contre les miennes, tellement contradictoire avec l'expression de son visage, comme s'il n'arrivait pas à croire que cela se passait vraiment. Je n'avais aucune idée de ce qu'il voyait sur mon visage, mais très certainement la même chose.
Vous pourriez penser que ce dont je me souviendrais
 serait d'avoir eu un orgasme provoqué par autre chose que ma propre et maintenant experte  main droite. Mais ce que je n'oublierai jamais, c'est la caresse de ses cheveux contre mon cou quand il laissa tomber sa tête sur mon épaule, et le gémissement de plaisir qu'il laissa échapper contre moi.

Cette première fois fut la seule où nous nous sommes touchés sur le campus. Nous avons trouvé des tas d'autres endroits où aller, y compris le parking derrière l'association des Vétérans de Guerres à l'Étranger, déserté tous les soirs sauf le mercredi, et une grange en  ruine le long de la County Road 48. Mais la vieille station d'épuration désaffectée devint notre repaire favori, avec ses tunnels et ses coins sombres. Je me fichais de l'endroit où nous allions parce que son toucher me transportait.

Cliché, hein ? Mais bon, ça reste la vérité.
Pendant une année universitaire entière, je l'ai aimé avec l'équivalent de quatre ans de passion refoulée. 
À la fin, pourtant, ce n'était pas suffisant,

et cela voulait peut-être dire que ça n'avait rien était d'autre qu'une toquade passagère en fait. Les idoles aux pieds d'argile, et tout ça. J'attendais plus de lui que ce qu'il était prêt à donner. Je l'ai poussé. Je voulais qu'il me reconnaisse... qu'il nous reconnaisse. Il était diplômé, alors je pensais, quelle différence cela fait-il ? Pourquoi ne peut-il révéler publiquement ses préférences ? Pourquoi ne pourrions-nous pas être ensemble dans un endroit qui ne sentirait pas la moisissure ou la bouse de vache ? Je ne pouvais pas voir au-delà mes propres besoins tout à fait justifiables.

Je lui ai demandé de sortir avec moi, un rendez-vous, attendant délibérément jusqu'à ce que nous ayons fini toutes nos compétitions sportives, jusqu'à ce que ses examens soient terminés et qu'il puisse souffler jusqu'à la remise des diplômes. Tout ce que nous avions fait, nous l'avions fait en cachette. Mais cette fois-ci, je voulais qu'on sorte ensemble, comme un vrai couple. Je pensais avoir été assez patient, franchement. J'avais accédé à chacune des requêtes qu'il avait faites. Il ne voulait pas de moi pendant ses  courses ? Très bien. Il ne voulait pas venir à mes compétitions de natation ?
Bon, d'accord, peu importe.
Je voulais juste cette seule nuit. Lui et moi, et Michael B Jordan vêtu d'un Short De Box Anglaise, Dieu le bénisse. Qui pouvait refuser ça ?

Louis Tomlinson, voilà qui. Oh, il est allé au cinéma, mais pas avec moi. Non, il s'est montré pour la séance à laquelle je l'avais invité avec une fille qui avait la plus grosse poitrine que j'avais, personnellement, jamais vue. Oh, et ses branleurs d'amis. Ne les oublions pas.


Je ne vais pas vous mentir
 ça m'a foutu en rogne. Je me suis approché de lui, de sorte que personne ne puisse m'entendre, et j'ai insisté pour avoir une réponse. Il m'a envoyé balader, me demandant de me tirer. C'est ce que j'ai fait. J'ai finalement réalisé, juste-là dans la file avec tous ces gens qui attendaient pour acheter des sodas hors de prix et des pots de pop-corn gigantesques, qu'il n'y avait tout simplement aucun intérêt à poursuivre notre relation. À le poursuivre lui. J'avais perdu mon envie de voir Creed, et je savais très bien que Louis ne voudrait pas que je vienne regarder le film avec lui et son rendez-vous excessivement mammaire. Je soufflai ma frustration dans le col de mon tee-shirt et quittai ensuite le cinéma, tendant mon billet à un gamin qui attendait d'accéder au guichet dehors dans la file. Je pensais que quelqu'un devrait arriver à apprécier Michael B Jordan dans toute sa gloire.

Le mot de la fin ? Louis Tomlinson ne pouvait pas faire son coming-out. Il n'était pas encore prêt.
Pour ce que j'en savais, il ne le serait jamais.

 
Et ça m'a fait chier, vraiment, sévèrement fait chier pendant des semaines. La plupart du temps, il m'évitait, et les rares fois où je l'ai vu avant la remise des diplômes, il me croisait comme s'il ne me voyait même pas. Et alors, juste au moment où je déduisais mentalement combien j'avais été injuste de faire pression sur lui quand il m'avait fallu quatre foutues années pour avouer mon homosexualité à mes parents, alors que je savais combien il était difficile d'être différent dans une ville où chacun était lié à pratiquement tout le monde, il était parti. Simplement... parti. À Richmond, entendis-je dire via le téléphone arabe de Danesboro. Pour faire l'école de Droit.
 

Louis Tomlinson. Mon premier coup de c½ur. Mon premier amant. Mon Premier Amour. Je repense avec tendresse et une pointe d'exaspération à cette exaltante et ridicule année que nous avons passé à être occupé dans l'ombre et à nous observer l'un l'autre à la cafétéria, mais je ne serai jamais désolé que cela soit arrivé.

Ce que Louis fit me rendit plus certain que jamais que je ne pouvais pas vivre un mensonge. Je ne pouvais pas prétendre être quelqu'un que je n'étais pas. Je ne pouvais pas me couper en deux. Vous voyez ce que je veux dire ? Je n'ai pas commencé ma première année d'étude avec une confiance débordante, mais je l'ai finie de cette façon.

J'ai dépassé cette histoire, je l'ai dépassé lui, et continué avec ma vie.
Mais je me suis demandé, de temps en temps, ce qu'il avait fait avec la sienne.

__________________________________________________________________________
Voila Le deuxième Chapitre
Enfin C'est Plutôt Encore Un Flash-Back Mais Du Point De Vue De Harry cette fois
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Voila Voila
Bisous

Tags : chapitre 2

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Comments :

  • reinepamplemousse

    22/08/2016

    C'est magnifique! Tu as une manière d'écrire très mature (chais pas si tu vois ce que je veux dire...) et aussi ses pensées, ses paroles... Elles sont si réalistes, si belles franchement j'adore ta fiction!! c une oeuvre non j'exagère pas... elle est magnifique! crois moi tu as du talent dans l'écriture! tu devrais peut-être devenir écrivain si ce n'est pas déjà fait si c le cas crois moi tu es à ta place!

  • reinepamplemousse

    22/08/2016

    J'y vais probablement un peu fort sur l'Oncle Jonas. Oui, je suis un Cox du côté de ma mère. À Danesboro nous comptons beaucoup de Cox et de Horan, Styles, Wright, payne, et Tomlinson, eh oui, un Louis Tolinson,
    -----------------------------------
    Tu as oublié le "m" non? Désolé, je reprends ma lecture ^^

  • heyfifou

    20/05/2016

    J adore la manière dont c est écrit j adore la réponse de harry a louis sa apporte un certain commique a l histoire

  • Zerith

    16/05/2016

    Hello :) Désolée si tu as déjà reçu ce genre de commentaire, ou si tu l'as déjà lu quelque part sans avoir été intéressé, je ne peux pas tout retenir ni deviner. :/

    Je me souviens de sky(blog), et je reviens parfois dans un élan de nostalgie voir comment se comportent les blogs. ^^ Récemment, j'ai aussi eu un élan de promotion pour ce qui est de mon projet, à savoir une page ouverte aux dessins. Le lien : https://www.facebook.com/noodle.drawings/
    Je te remercie de poser un petit like et me soutenir. J'ai un projet que j'aimerais concrétiser, à savoir me faire reconnaître ne serait-ce qu'un minimum dans les pages et ouvrir mon petit business de commandes de portraits, reproductions, etc. Mais sache que pour l'instant, eu égard à mon activité trop récente, je fais des commandes totalement gratuites, pour l'instant je suis débordée mais un jour tu pourras me contacter si tu souhaites recevoir un dessin de ton personnage ou de ta star préférée. :)

    Je te remercie pour ton attention
    A bientôt ~ des bisous

  • Nilodie

    16/04/2016

    hey, ton chapitre est genial

  • RedLightningStrike

    14/04/2016

    Coucouuuuu :) !

    Voilà, voilà, je viens enfin. Je dis enfin parce que ça fait un petit bout de temps que je voulais commenter tes chapitres et que bon...je ne l'ai toujours pas fait.
    Bon, pas besoin de te rappeler que le Larry ce n'est clairement pas mon truc à moi mais que très franchement, je ne me suis pas arrêtée à ce détail parce que comment te dire avec toute la zénitude du monde que...OMGGGGGGGGGGGGGGG J'AI ADORE ET QUE JE TROUVE QUE TA PLUME EST PERFECT :") Bon, j'avais dit calmement, je vois que c'est déjà mal barré. Hum.

    En fait, tu as une écriture tellement particulière et en même temps originale que je ne saurais comment t'expliquer ce qu'on ressent à la lecture. Je dirais plus simplement que ta plume a le don de nous porter, de nous faire sourire et de nous questionner en même temps, tu as une manière exquise de poser les bases de ton histoire et de nous y entrainer. J'étais vraiment à fond dedans. Et je trouve ça carrément génial d'avoir fait deux différents points de vue, un de Harry et un de Louis, on voit qu'il y a des similitudes entre les deux récits mais ce qui fait selon moi la différence c'est que les deux personnages n'ont pas ressentis et vécut les choses de la même manière.

    J'ai été profondément surprise en découvrant tes deux premiers chapitres, arghhh, ça c'est le truc chiant quand tu essaye d'expliquer un truc mais que tu n'as pas les mots pour le faire. Je crois que voilà, c'est ça, je n'ai pas les mots parce que je suis totalement fan et que c'est différent et bouleversant de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici. Tu dois te dire que je suis une folle hystérique (oui, je pense que tu aurais raison de le penser :") !) mais je voulais vraiment t'encourager à continuer sur cette lancée :) ! C'est avec plaisir que je viendrais lire tes autres chapitres,

    Bisous à toi,
    Mélinda :)xx

  • Other-ChanceLarry

    11/04/2016

    stef1211 wrote: "Coucou :)
    J'ai adoré le point de vue de Harry ca a un côté triste perso je trouve de voir cmt H a ressenti tt ca son amour pr L depuis des années leur relation secrète et le rejet de L qui n'est pas encore prêt à assumer ce qu'il est.. on sent qu'il a garde en lui l'empreinte de cette histoire et de l'amour qu'il avait pr L surtout que ct pas un crush d'ado ms son premier amour... g hâte de voir la suite :3
    Magnifique travail au passage merci! A bientôt bisous
    "

    COUCOU :)
    merci pour ton commentaire sa fait vraiment Plaisir ^^
    je te propose de t’inscrire A la liste des prévenus si tu le souhaite :D ?
    Bisous et a bientôt je l’espère ^^

  • Other-ChanceLarry

    11/04/2016

    Eviie wrote: "Coucou !

    J'adore les deux premiers chapitres ! Je les ai dévoré et c'est bien écris je trouve. Le point de vue de Harry est intéressant, on perçoit ce qu'il a ressenti. Puis ils sont différents, il y en a un qui s'assume et pas l'autre. Il y a un côté réaliste, dans le sens ou, tout le monde ne s'assume pas et qu'il y a plus qu'une histoire d'adolescent au fond ! En tout cas hâte de lire le chapitre 3 :)

    Bisous bisous :)
    "

    COUCOU :)
    merci pour ton commentaire sa fait vraiment Plaisir ^^
    je te propose de t’inscrire A la liste des prévenus si tu le souhaite :D ?
    Bisous et a bientôt je l’espère ^^

  • Eviie

    11/04/2016

    Coucou !

    J'adore les deux premiers chapitres ! Je les ai dévoré et c'est bien écris je trouve. Le point de vue de Harry est intéressant, on perçoit ce qu'il a ressenti. Puis ils sont différents, il y en a un qui s'assume et pas l'autre. Il y a un côté réaliste, dans le sens ou, tout le monde ne s'assume pas et qu'il y a plus qu'une histoire d'adolescent au fond ! En tout cas hâte de lire le chapitre 3 :)

    Bisous bisous :)

  • stef1211

    10/04/2016

    Coucou :)
    J'ai adoré le point de vue de Harry ca a un côté triste perso je trouve de voir cmt H a ressenti tt ca son amour pr L depuis des années leur relation secrète et le rejet de L qui n'est pas encore prêt à assumer ce qu'il est.. on sent qu'il a garde en lui l'empreinte de cette histoire et de l'amour qu'il avait pr L surtout que ct pas un crush d'ado ms son premier amour... g hâte de voir la suite :3
    Magnifique travail au passage merci! A bientôt bisous

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